Pensées en bric à vrac

Des bribes de consciences poussent leur gueulantes sans qu'on puisse les lâcher. La plupart n'ont rien de polémique, juste un soubressaut de légume pas encore mort.

04 juillet 2009

Le quatre vent M...

Pas d'inspiration ces temps-ci, c'est peut-être la crise aussi dans ma cervelle.
En plus de ça Mickael nous lâche brusquement alors que j'attendais depuis une éternité son nouveau disque.
Bon, le soleil est là quand-même, même si les orages grondent.
Je vais vous livrer des extraits d'un recueil que j'ai écrit il y a longtemps, mais qui, bizarrement, me semble assez bon (tout le reste est à foutre à l'eau).
Je ne vais pas vous livrer ça en un seul bloc, trop long, trop fainéant.
Voici le premier bout :

Incroyance


Quand Dieu vient s'assoir
au creux de mes épaules
je le sens pesant à croire
qu'il ne tient pas son rôle

Celui de sauveur en Jésus-Christ
celui de rédempteur en Abraham
celui de pacificateur en son dernier manuscrit
celui d'élévateur en mon âme

Il pèse de sa moralité
de ses interdictions
du péché de corps et d'esprit

Il pèse de sa futilité
de son inadéquation
avec mes prières et mes cris.

***

Baie d'amour

Des grains de vie
se tissent au bout des doigts

C'est un morceau d'ingratitude
qui naît à chaque fois
de la mère malade

C'est un cri de victoire
que pousse le mensonge
aux lèvres des aimées

June la magnifique
qu'aimaient en même temps
Anaïs Nin et Henry Miller

C'est le coeur qui se pend à chaque fois
au bras d'un arbre
comme un souffle
le vent de la mer
et les murs de la terre.

***

à Géraldine B.

Un clin de reconnaissance à la vie

La vie, au-delà
c'est une femme dans un bar
que le sourire bat le coeur

Je l'invite près de moi
c'est l'alcool qui veut ça
je l'invite et les mots fusent
avant que ça n'arrête là

Ce n'est qu'ici
cette nuit
et l'alcool ne tient pas si longtemps
un rire en éclat, prison de l'âme

C'est ici
non au-delà
Ici, la terre

Nietzsche me félicite à tour de bras
un verre de bière à la main
le vin, il n'aime pas ça
traître capiteux venin

Il me dit que la terre c'est la vie, le sang
et le sang est fluide d'instabilité

Un morceau de vie
peu importe sa vérité
enchante l'amour d'un instant

Là revit l'ici
le toujours et le jamais.

***

à Hermann Hesse

Au bleu que j'aime tant

Au bleu que j'aime tant
à ces regrets que propulse l'air
sous chacun de mes pas
dans la poussière du temps qui s'enva

à ces remords trop plein le coeur
dont jouit l'âme
parce que, dit-on
ils valent mieux que les regrets

à ces silences que crachent jour après jour
avec du sang autour
des mots que secoue le ventre
longtemps, longtemps
avant la liberté

à la manière d'Hermann
avant Hermine
écorcher les veines
où puise le coeur

Je puise dans le vent
chaque lame de rasoir
que m'octroie le ciel
afin qu'un jour prochain
j'y puise mon sang
comme on puise l'eau d'un puits
ou d'une source.

Posté par danahm à 16:30 - Poèmes en vrac - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 mai 2009

Contrer Hadopi par l'humour_made in Libération.fr

Une modeste proposition : la riposte graduée pour l’écrit sur papier

                   

                      Dans un post satyrique, le professeur américain Ed W. Felten propose d’appliquer le système de la riposte graduée aux écrits sur papier. Traduction.                    

                   

par Ed W. Felten                    

  tags :  blog, riposte graduée , Loi "Création et Internet", HADOPI                                                                                          

                        

  Ed W. Felten est directeur du CITP (Center for Information Technology Policy) à l’université de Princeton (New Jersey) un centre trans-disciplinaire pour l’étude des technologies numériques dans la vie publique. Mercredi dernier, alors que les députés français venaient d’adopter, en seconde lecture, le projet de loi Création et Internet, il a publié, sur son blog, un post brillant et très drôle intitulé A Modest Proposal : Three-Strikes for Print.

Nous l’avons contacté afin de pouvoir le publier sur Ecrans. Avec son autorisation, en voici donc une adaptation et traduction, réalisée par Philippe Aigrain, et sous licence CC 2.0.

Une modeste proposition : la riposte graduée pour l’écrit sur papier

Le Parlement Français a adopté hier une loi créant un système de riposte graduée en 3 étapes aboutissant à exclure de l’internet ceux qui sont accusés d’avoir commis ou laissé se commettre trois fois une violation du droit d’auteur.

Cette idée est si bonne qu’elle mérite d’être appliquée également à d’autres médias. Voici donc une modeste proposition d’extension de la riposte graduée aux écrits sur papier.

Le système proposé est la simplicité même. Le gouvernement mettra en place un registre des auteurs ou complices de contrefaçons. Chacun pourra adresser une plainte aux gestionnaires du registre, affirmant que quelqu’un viole leur droit d’auteur sur un texte écrit. Si le registre gouvernemental reçoit trois plaintes concernant la même personne ; cette personne sera bannie pendant un an de l’usage de l’écrit.

Comme dans le cas de l’internet, le bannissement s’appliquera à la fois à la lecture et à l’écriture, y compris celles qui sont de nature informelle : une personne bannie ne pourra plus rien écrire ou lire pendant un an.

Quelques opposants systématiques prétendront peut-être que le bannissement de l’écrit physique sera difficile à mettre en œuvre et que l’exclusion de toute communication écrite sur la base de simples accusations pose quelques problèmes mineurs en matière de procédure équitable et de liberté d’expression. Mais si ces questions ne nous arrêtent pas dans l’univers de l’internet, pourquoi devraient-elles bloquer notre proposition ?

Bien sûr, s’ils sont bannis de l’écrit, quelques élèves se trouveront dans l’impossibilité de faire leur travail scolaire, quelques adultes éprouveront certaines difficultés dans leur vie quotidienne et divers perturbateurs ne seront plus autorisés à participer au débat politique ou même à le suivre. Cela les fera peut-être réfléchir la prochaine fois qu’ils s’apprêteront à commettre ou à laisser se produire une contrefaçon du droit d’auteur.

En bref, la riposte graduée est une idée tout aussi bonne pour l’écrit sur papier que pour l’internet. Quel sera donc le premier pays à l’adopter ?

Lorsque la riposte graduée sera en place pour l’écrit sur papier, nous pourrons l’appliquer à d’autres médias en créant une riposte graduée pour les ondes sonores et pour les ondes lumineuses. Ces médias sont trop importants pour qu’on les laisse sans protection.

Par Ed W. Felten, le 13/05/2009.
Traduction : Philippe Aigrain
Licence du texte original : CC 3.0

Licence de la traduction : CC 2.0

                        
                     

                                              

Posté par danahm à 17:58 - Impressions - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 mai 2009

De l'humour et de la bd

Il est 4 heures, je dois me lever dans 2 heures, et j'ai la tête ailleurs.
Je regarde Nolife : une émission de Davy Mourier (alias Régis Robert de Nerdz pour ceux qui connaissent) me fait découvrir cet excellent blog bd de Souillon.
De l'humour, un excellent trait, mais surtout une plume originale avec des pensées profondes sur les BN et des concepts sur l'art très inovateurs ;-)
A découvrir absolument :
http://www.maliki.com/index.php

En particulier ce strip, vraiment hillarant :

http://www.maliki.com/strip.php?strip=61

ou celui-ci :

http://www.maliki.com/strip.php?strip=67

Un petit dernier sur les chats que Souillon et son personnage Maliki semblent adorer :

http://www.maliki.com/strip.php?strip=68


Ne passez pas à côté de la "misère grise" un peu plus bas dans le texte qui suit le strip. Un pur délice...

Allez, faut que je me mette au lit, histoire de faire croire à mon corps que j'ai dormi.

Posté par danahm à 04:08 - Impressions - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 avril 2009

Le rêve

Le rêve est tout entier dans les mots. Ceux qui éclaboussent au matin la page vierge de l'esprit.
Il est là, à se cramponner à moi comme un chat affamé.
Il me tire, il m'étire jusqu'à ce que je ne soit plus qu'une ligne, une droite horizontale, couchée entre la mer et le ciel, un fil élastique partageant la lumière.
Il est en moi, à fouiller les entrailles pour en tirer un morceau de chair que les autres pourront goûter des yeux s'ils sont voyeurs ou de la bouche s'ils ont du coeur.
Le rêve est partout, il est là, toujours, jamais ailleurs. Il condamne la porte qui ouvre sur l'hiver, il emmitoufle le corps dans la laine de verre, il chatouille l'angoisse et nourrit la peur.

Posté par danahm à 17:25 - Journal et pensées - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 avril 2009

Là où je vis, là où je rêve

Texte écrit il y a quelques temps et que je n'ai pas trouver le courage ou l'envie de développer. Il y mêle fiction et réalité.


C'est une ligne droite avec quelques sursauts, là où le crayon a butté contre les imperfections de la règle. C'est une route longue, étroite, d'où saillent de-ci de-là des arbres mutilés aux moignons dressés plaintivement vers le ciel. C'est le chemin que je prends le matin pour aller vivre et le soir pour aller rêver.
C'est une portion de l'espace qui constitue le lieu que j'habite. Quatre cubes empilables, habitables ont réussi à se loger dans un sursaut de crayon gras mal taillé. Un gribouillis en bas de la page dessine un arbre au milieu d'une cour. C'est un arbre normal. Je veux dire qu'il a des branches longues et étroites à leur bout qui font du vert au printemps, du jaune en été et du rouge à l'automne. En hiver il fait le mort, mais je sais bien qu'il vit parce qu'il n'arrête pas de me sourire. Ses lèvres sont charnus et forment une ovale dure et sombre dont les deux commissures pointent droit vers le ciel.
Un écureuil en est sorti un jour, mais c'était il y a bien longtemps et j'étais un enfant, alors j'ai du rêver.
Aux abords des cubes il y a des rectangles blancs posés sur de l'asphalte gris. C'est là que s'arrêtent les voitures le soir pour en repartir le matin.
Pendant le jour tout est vide. Il ne fait pas bon être sans emploi là où j'habite. Il n'y a pas d'enfants pour tracer des marelles et jouer aux billes dans les trous que font les pas lorsque le goudron est encore chaud. Les enfants, je ne les vois que le matin quand je prends le chemin de la vie et le soir celui du rêve. Ils ont une vie réglée comme la longue route avec, sur les côtés, quelques arbres mutilés, des mercredis, des samedis, des dimanches, des petites et des grandes vacances qu'ils passent le plus souvent bien lovés entre Sakura, la chasseuse de carte, les Pokémons ou, quand ils sont grands et prêts à affronter la "réalité", entre Friends et Sabrina l'apprentie sorcière. Ils se connaissent, ils se rendent visite, mais ils ne sortent vraiment que pour emprunter la longue route, toute droite, étroite, entre le canal et l'usine qui s'allongent tous les deux, gris, informes, empoisonnés. Et au milieu, un long flux de camions, de voitures, de scooters multicolors traînent derrière eux la même couleur grise, informe, empoisonnée.
Il y a deux portes, là où je vis. Une à chaque bout de la grande ligne étroite qui sépare la vie du rêve. L'une donne sur le garde-manger et l'autre sur le garde-fou. La première est immense, hermétique et ne s'ouvre que si on lui présente une carte magnétique. La deuxième est étroite, laisse passer le vent et ne s'ouvre que si j'ai sommeil ou peur de ne pas vouloir me réveiller.
La première donne sur une longue chaîne où s'accrochent des hommes et des femmes plus dociles que les robots qui pendent aux plafonds. La deuxième aboutit à un cube intérieur dont le sol supporte une table, un lit, deux chaises et une multitude de livres et de feuilles blanches ou noircies de bâtons et de chiffres à la Queneau qui couvrent tout mais ne réchauffent rien.
C'est une salle basse de plafond, là où je vis. Il y a des tas de dossiers en fer autour. Ils sont coulissables et chacun s'ouvre sur une centaine de vies, d'hommes, de femmes, d'enfants, de petits enfants, des générations entières d'employés, d'ouvriers, de travailleurs. Certains dossiers coulissent mal, d'autres sortent de leurs rails à chaque fois qu'on les consulte. Alors on y touche le moins possible, on les laisse dormir, mourir un peu. Et quand un de leurs sujets vient pour les déranger, pour en tirer un fruit, augmenter sa retraite, allonger ses congés, on fait traîner les choses, on lui dit de revenir, on espère un temps qu'il a oublié (comme si la misère pouvait s'oublier) ou renoncé, on lui demande de remplir des formulaires compliqués (alors que souvent il ne sait pas écrire), et quand on ne peut plus y échapper, on envoie l'assistant, le sous-assistant, le sous-sous-assistant pour s'en occuper. Ce dernier s'en occupe, et merveilleusement : il oublie une retenue, il saute une ligne, il refait les calculs, il recalcule les faits, et pendant ce temps le sujet en retraite a le temps de mourir et celui qui voulait des congés, en gagne pour le restant de ses jours.
C'est un cube, ou presque, je l'ai déjà dis, là où je rêve. Quatre mètres sur trois pour la surface et deux mètres cinquante pour la hauteur. C'est beaucoup de place quand on n'y fait que rêver et dormir. La table est verte et son unique tiroir coulisse aussi bien que les dossiers suspendus que je fréquente dans la vie. Les feuilles éparses alentours valent moins que les livres jonchant le sol mais, passionément, je veux dire douloureusement, j'ai très peur de les perdre. En dehors des livres, d'une poignée d'ami(e)s, d'une petite grande amie, de quelques frères et soeurs (je sais, cela fait beaucoup déjà), l'écriture est mon seul rêve, mon seul garde-fou.

Posté par danahm à 18:45 - Journal et pensées - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 mars 2009

Différence et racisme : où est le lien ?

Le sujet est difficile, donc :
A revoir, clarifier et surtout corriger.
Ne vous étonnez donc pas que ce texte change au cours des heures, jours ou semaines à venir.



Assis à ma table, entre un manuel de compta et le dernier bouquin de C. Bukowski, je baille et tente, à coup de verres de café corsé de ne pas sombrer dans le sommeil.

Finalement, c'est Pulp de Bukowski qui me donne la force de déclore mes paupières. Le cynisme rieur de ce mec est comme une gifle. Peut-être  qu'à 70 ans passés, « Hank » a tenté de donner rendez-vous à la « grande faucheuse » pour ne pas être surpris le jour où elle viendrait réellement le cueillir.

La vie est un mystère en soi. Je ne crois pas qu'elle ait un sens et même qu'elle en ait besoin. Une fleur qui s'épanouit ne cherche pas à comprendre si le sens de sa vie est de s'ouvrir, libérer ses graines et mourir. Elle s'ouvre, libère ses graines et meurt, voilà tout. C'est écrit dans ses gène, dit-on et beaucoup d'hommes et de femmes cherchent le gène qui les libérera du poids de la découverte du sens de la vie.

En novembre dernier j'ai vu une émission sur Arté où  Eric Zemmour, « grand chroniqueur made in Ruquier land » a fait part de sa haute opinion concernant les races humaines, leur existence et la démonstration de cette existence basée (oh surprise !) sur la différence de couleurs et de cultes (religieux et laïcs). Un peu comme si un noir, soumis à la sacro-sainte loi du gène et de la race, était plus enclin à jouer du dgembé, invoquer les esprits de la forêt et n'avoir pour les couleurs de l'arc-en-ciel que trois ou quatre noms.

On sait pourtant depuis longtemps que tout cela est affaire de culture (qui inclus le culte et le déborde) et non de gènes. A tel point que le « primitif » de centre-afrique, incapable de voir plus de quatre couleurs dans l'arc-en-ciel, surprend un jour son fils ou sa fille de retour de la ville en voir réellement et en dénommer sept à la mode occidentale, alors que lui en est toujours incapable malgré les noms (comme quoi il ne suffit pas toujours de nommer pour voir les choses).

La culture est maîtresse de l'homme puisqu'elle est capable de modifier en quelques générations ce qui est de l'ordre du physiologique.

Nous ne savons identifier, définir les êtres vivants qu'en les différenciant, en les rangeant dans telle ou telle catégorie. La mode de l'herbier, grande au temps de Rousseau, est encore vive aujourd'hui et se transpose à l'humain. Nous collectionnons des fiches d'individus classés selon leur provenance géographiques, leur couleur de peau, la forme de leur faciès, la densité de leurs os, etc. et nous déduisons, grâce à ces horribles statistiques qui conditionnent aujourd'hui les études psychologiques et surtout sociologiques, tel profil culturel, telle opinion sur le sens de la vie, pour tel type d'individu.

Tout cela conduit non seulement à un racisme pseudo-scientifique dont les bases sont erronées, mais poussent encore les dits « types » d'individus à suivre telle voie plutôt qu'une autre, se sentir coupable de ne pas pratiquer tel culte, etc. Déjà que « l'habitus » de Bourdieu nous colle à la peau, on n'a pas besoin qu'un Eric Zemmour, « grand pontif de l'opinion massmerdiatique » nous viennent monter d'autres murs, d'autres voiles pour emprisonner, guider, disent les prêcheurs, nos choix de vie.

Tout cela pour dire que, puisque nous ne savons définir que par les différences, (la négation est importante ici, cela signifie que la différence n'est et ne sera jamais un facteur d'identification rationnellement valable, c'est juste un pis-aller) nous devrions le faire dans l'ordre et, avant d'identifier chacun selon sa race, chercher si cette classification a un quelconque fondement, ou même seulement utilité, pour définir l'humain.

Pour ce faire, avant de comparer un humain à un autre humain, changeons d'échelle, et comparons le plutôt à l'espèce qui s'en approche le plus. Nous savons que la différence génétique n'est pas grande.

Mais les 2 % (dont se gaussent certains primatologues bornés) de différence ne veulent rien dire par eux-même. On ne définit pas, on ne devrait pas définir le vivant par des chiffres. "Ce n'est pas la séquence de nos gènes qui nous différencie de l'animal" disait Alexandre Vialatte, grand traducteur de Kafka et Nietzsche. Il pensait sans doute à l'inhumanité de l'humain, celle qui faillit le rendre fou sous Hitler. (Je vous conseille de lire Le fidèle berger pour mieux comprendre).

Cela dit, puisqu'il faut suivre la loi de classification de l'humain, on peut se dire que ces 2 %, qui semblent petits, ont une grande importance. Ces quelques gènes « identificateurs » influencent, au vu des différences visibles, surtout le cerveau et le faciès, les autres différences n'ayant aucune importance au vu de leurs fonctions (le manque de poil et la préhensibilité maladroite de nos pieds ne nous empêchent pas de vivre malgré le froid, ni ne nous empêche de nous déplacer et saisir à notre guise ce dont nous avons besoin).

La fonction, voilà le maître mot et la seule utilité de la définition par la différence.

Quelles sont les seules véritables différences, au vu des fonctions qu'elles impliquent ? Le cerveau et l'organe phonatoire. Tout le reste est identique ou presque.

Cela compris, il est possible à présent de nous élever d'un cran dans la science des différences et de nous occuper de celles qui existent entre humains.

Sachant que l'homme « s'identifie » par son cerveau et les organes nécessaires à la parole, dites-moi un peu ce qui différencie, biologiquement parlant, le cerveau ou le pharynx d'un noir, d'un jaune, d'un rouge ou d'un blanc ? (je ne cite pas toutes les couleurs, elles sont infinies).

Physiologiquement parlant, il n'y a aucune différence qui ait du sens, c'est-à-dire qui empêche l'un de faire ce que l'autre fait. Un chinois né dans un pays arabophone, dans une famille arabophone, sera incapable ou difficilement capable de prononcer les phonèmes nasaux du type « an, en, on ». Et pourtant sa « race » a développer une langue qui en fourmille. Est-ce à dire que cet asiatique arabisé est un faux asiatique. Et pourtant sa peau est jaunes, son nez est petit et applati, ses yeux sont bridés et certains neuro-physio-linguistes iront jusqu'à dire que les connexions neurales de son cortex ou le développement de telle aire corticale (l'asian-aire peut-être ;-) est la preuve de son asianisme. Partant de là, son défaut de langue fait de lui une exception. Tout ce qui sort des statistiques est malheureusement une exception, et pire encore, une exception qui confirmerait la règle. Moi qui pensait que la grammaire et la science étaient deux entités exclusives.

En math, comme en toute science, l'exception infirme la règle. Les sciences sont dites exactes parce qu'à chaque problème il n'y a qu'une seule solution (plus ou moins vaste, plus ou moins relative, mais elle reste unique), une seule vérité. Peu importe qu'il y ait plusieurs solutions provisoires. Si une des solutions échoue après maintes et maintes expériences suivant un protocole prédéfini, elle est fausse. Et des exceptions qui confirment la règle, il y en a une foultitude concernant les théories raciales. Il en est de même pour les théories paralysantes visant la capacité d'adaptation sociale des individus handicapés physiques ou mentaux.

... à suivre.

Posté par danahm à 21:03 - Journal et pensées - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 mars 2009

Un bar, une chanson, une serveuse

Un corps, un son
Le métal transperce le corps
Le métal transperce le son

Une voix, un choeur
Des mots noyés dans le sang
La vie naît, s'ennuie, meurt

Un coup de plus
Une note de travers
La gorge saigne
Mais rien n'en sort

Le blue-jean moulant
Capture l'oeil
Et c'est tout.

aubar

Posté par danahm à 11:08 - Poèmes en vrac - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 mars 2009

A ceux qui cherchent un sens que la vie n'a pas

DESTINEE
                                           A Leconte de Lisle

Quel est le but de tant d'ennuis ?
Nous vivons fiévreux, haletants,
Sans jouir des fleurs au printemps,
           Du calme des nuits.

Pourquoi ces pénibles apprêts,
Ces labeurs que le doute froid
Traverse, où nous trouvons l'effroi ?
              Pour mourir après ?

Mais non. L'éternelle beauté
Est le flambeau d'attraction
Vers qui le vivant papillon
            Se trouve emporté.

Mais souvent le papillon d'or
Trouve la mort au clair flambeau,
C'est ainsi qu'en plus d'un tombeau
            La vérité dort.

Ceux qui suivent retrouvent-ils
Ces pensers éteints au berceau ?
Quel ruisseau redit du ruisseau
            Les rythmes subtils ?

Charles Cros, Le coffret de santal.

Posté par danahm à 15:57 - Impressions - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Zenzile : tremblement cinématique

En passant, une petite merveille que j'ai vu sur NolifeTV.
Harmonie et rythme, une sculpture en mouvement
Loin des clips vulgaires ou sirupeux de moraline.
A vous de voir et d'apprécier.

Posté par danahm à 07:16 - Impressions - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Zenzile-simple-lesson

Zenzile-simple-lesson
Vidéo envoyée par -Yotanka-

Simple Lesson par Zenzile Clip réalisé par olivier Dahan

Posté par danahm à 07:12 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Page suivante »