24 avril 2008
Contre l'oubli et la distinction raisonnée du réel
Désolé pour ces visiteurs qui viennent là, lisent et ne trouvent rien à répondre. C'est dommage, car même si mes textes n'appellent pas de réponse, un commentaire bien aiguisé pourrait lancer une agréable conversation.
Bon, ce n'est pas tout cela, mais une autre pensée m'est venue il y a quelques heures, une réflexion brouillonne et qui ne demande pas à être mise au propre, juste un vagabondage de l'esprit concernant un oubli que j'ai commis et dont je ne peux parler ne sachant ce qu'il recouvrait.
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Rêve de Galilée
Ah ! l'oubli, le chaos de Parménide et Pythagore réunis, la ténèbre par qui meurt l'âme, la mémoire, unique lumière donnée à l'homme pour retrouver son chemin. Traître oubli qui nous propose le repos contre le suc de la vie. Jamais plus je ne t'invoquerai, jamais plus je ne me plaindrai à toi. Tu es le Diable de Faust qui donne ce qui n'a nulle valeur contre l'essentiel. Comme Faust, j'ai ma chance, une deuxième fin m'est accessible et je ne la manquerai pas.
Loin de Melissos, je ne conçois pas d'être sans corps. Mon imagination est enfantine et peut-être est-ce l'enfant en moi qui me fait incroyant. Dieu est un concept que l'adulte en moi concrétise en l'immatériel quand l'enfant, plus logique, ne le conçois pas en dehors du réel. Si Dieu est, il est à l'image de l'homme, corporel. Nos religions l'approuvent, parce qu'elles sont issues de l'enfance, mais soudain, l'adulte en nous, plus étrange et absurde que l'Etranger de Camus, le fait transcendantal et croit, par là-même, avoir fait un progrès alors qu'il tombe dans une dialectique plus embarrassée que celle de Zénon défendant l'Un immobile de Parménide.
En effet, est-il plus absurde de dire que Dieu est pur esprit ET SIMULTANEMENT à l'image de l'homme ou bien de dire que le coureur jamais n'atteindra son but parce qu'il lui faut parcourir la moitié de la distance nécessaire puis la moitié de cette moitié puis la moitié de cette moitié et ainsi de suite à l'infini. Confondre le réel et l'imaginaire est affaire d'adulte. L'enfant, lui ne croit que ce qu'il voit même si ce qu'il voit n'est pas réel, alors que l'adulte invente ce qu'il croit et ne fait confiance qu'à sa raison pas si rationnelle que ça.
Ah ! Dieu fasse que je sois de nouveau un enfant. Mais voilà que j'y mêle à nouveau Dieu qui n'a rien d'enfantin. Me remémorer, bousculer l'oubli, apprendre à devenir cet être qui ne savait pas compter. Ah ! compter, voilà le piège : dispercer, distinguer, dissoudre, la Haine d'Empédocle.
Commentaires
Merci pour l'invit
Toujours aussi sérieux à ce que je vois.
Tes mots sont fous quand ils s'écrivent, dommage que tu ne les parles pas aussi bien.
Ton rêve de galilée tout en feutre avait un autre titre je crois. Ce ne serait pas le bateau livre.
Ton et couleur, ne manque que la musique d'Arnold Schoenberg pour accompagner Kandinsky.
Bises, je te vois bientôt j'espère.
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