Pensées en bric à vrac

Des pensées écloses au sein de la nuit. Quelques poèmes épars. Un soupçon de philosophie et de littérature pour éclairer l'âme. Juste un terrien qui se donne à voir et à penser.

20 mars 2009

Différence et racisme : où est le lien ?

Le sujet est difficile, donc :
A revoir, clarifier et surtout corriger.
Ne vous étonnez donc pas que ce texte change au cours des heures, jours ou semaines à venir.



Assis à ma table, entre un manuel de compta et le dernier bouquin de C. Bukowski, je baille et tente, à coup de verres de café corsé de ne pas sombrer dans le sommeil.

Finalement, c'est Pulp de Bukowski qui me donne la force de déclore mes paupières. Le cynisme rieur de ce mec est comme une gifle. Peut-être  qu'à 70 ans passés, « Hank » a tenté de donner rendez-vous à la « grande faucheuse » pour ne pas être surpris le jour où elle viendrait réellement le cueillir.

La vie est un mystère en soi. Je ne crois pas qu'elle ait un sens et même qu'elle en ait besoin. Une fleur qui s'épanouit ne cherche pas à comprendre si le sens de sa vie est de s'ouvrir, libérer ses graines et mourir. Elle s'ouvre, libère ses graines et meurt, voilà tout. C'est écrit dans ses gène, dit-on et beaucoup d'hommes et de femmes cherchent le gène qui les libérera du poids de la découverte du sens de la vie.

En novembre dernier j'ai vu une émission sur Arté où  Eric Zemmour, « grand chroniqueur made in Ruquier land » a fait part de sa haute opinion concernant les races humaines, leur existence et la démonstration de cette existence basée (oh surprise !) sur la différence de couleurs et de cultes (religieux et laïcs). Un peu comme si un noir, soumis à la sacro-sainte loi du gène et de la race, était plus enclin à jouer du dgembé, invoquer les esprits de la forêt et n'avoir pour les couleurs de l'arc-en-ciel que trois ou quatre noms.

On sait pourtant depuis longtemps que tout cela est affaire de culture (qui inclus le culte et le déborde) et non de gènes. A tel point que le « primitif » de centre-afrique, incapable de voir plus de quatre couleurs dans l'arc-en-ciel, surprend un jour son fils ou sa fille de retour de la ville en voir réellement et en dénommer sept à la mode occidentale, alors que lui en est toujours incapable malgré les noms (comme quoi il ne suffit pas toujours de nommer pour voir les choses).

La culture est maîtresse de l'homme puisqu'elle est capable de modifier en quelques générations ce qui est de l'ordre du physiologique.

Nous ne savons identifier, définir les êtres vivants qu'en les différenciant, en les rangeant dans telle ou telle catégorie. La mode de l'herbier, grande au temps de Rousseau, est encore vive aujourd'hui et se transpose à l'humain. Nous collectionnons des fiches d'individus classés selon leur provenance géographiques, leur couleur de peau, la forme de leur faciès, la densité de leurs os, etc. et nous déduisons, grâce à ces horribles statistiques qui conditionnent aujourd'hui les études psychologiques et surtout sociologiques, tel profil culturel, telle opinion sur le sens de la vie, pour tel type d'individu.

Tout cela conduit non seulement à un racisme pseudo-scientifique dont les bases sont erronées, mais poussent encore les dits « types » d'individus à suivre telle voie plutôt qu'une autre, se sentir coupable de ne pas pratiquer tel culte, etc. Déjà que « l'habitus » de Bourdieu nous colle à la peau, on n'a pas besoin qu'un Eric Zemmour, « grand pontif de l'opinion massmerdiatique » nous viennent monter d'autres murs, d'autres voiles pour emprisonner, guider, disent les prêcheurs, nos choix de vie.

Tout cela pour dire que, puisque nous ne savons définir que par les différences, (la négation est importante ici, cela signifie que la différence n'est et ne sera jamais un facteur d'identification rationnellement valable, c'est juste un pis-aller) nous devrions le faire dans l'ordre et, avant d'identifier chacun selon sa race, chercher si cette classification a un quelconque fondement, ou même seulement utilité, pour définir l'humain.

Pour ce faire, avant de comparer un humain à un autre humain, changeons d'échelle, et comparons le plutôt à l'espèce qui s'en approche le plus. Nous savons que la différence génétique n'est pas grande.

Mais les 2 % (dont se gaussent certains primatologues bornés) de différence ne veulent rien dire par eux-même. On ne définit pas, on ne devrait pas définir le vivant par des chiffres. "Ce n'est pas la séquence de nos gènes qui nous différencie de l'animal" disait Alexandre Vialatte, grand traducteur de Kafka et Nietzsche. Il pensait sans doute à l'inhumanité de l'humain, celle qui faillit le rendre fou sous Hitler. (Je vous conseille de lire Le fidèle berger pour mieux comprendre).

Cela dit, puisqu'il faut suivre la loi de classification de l'humain, on peut se dire que ces 2 %, qui semblent petits, ont une grande importance. Ces quelques gènes « identificateurs » influencent, au vu des différences visibles, surtout le cerveau et le faciès, les autres différences n'ayant aucune importance au vu de leurs fonctions (le manque de poil et la préhensibilité maladroite de nos pieds ne nous empêchent pas de vivre malgré le froid, ni ne nous empêche de nous déplacer et saisir à notre guise ce dont nous avons besoin).

La fonction, voilà le maître mot et la seule utilité de la définition par la différence.

Quelles sont les seules véritables différences, au vu des fonctions qu'elles impliquent ? Le cerveau et l'organe phonatoire. Tout le reste est identique ou presque.

Cela compris, il est possible à présent de nous élever d'un cran dans la science des différences et de nous occuper de celles qui existent entre humains.

Sachant que l'homme « s'identifie » par son cerveau et les organes nécessaires à la parole, dites-moi un peu ce qui différencie, biologiquement parlant, le cerveau ou le pharynx d'un noir, d'un jaune, d'un rouge ou d'un blanc ? (je ne cite pas toutes les couleurs, elles sont infinies).

Physiologiquement parlant, il n'y a aucune différence qui ait du sens, c'est-à-dire qui empêche l'un de faire ce que l'autre fait. Un chinois né dans un pays arabophone, dans une famille arabophone, sera incapable ou difficilement capable de prononcer les phonèmes nasaux du type « an, en, on ». Et pourtant sa « race » a développer une langue qui en fourmille. Est-ce à dire que cet asiatique arabisé est un faux asiatique. Et pourtant sa peau est jaunes, son nez est petit et applati, ses yeux sont bridés et certains neuro-physio-linguistes iront jusqu'à dire que les connexions neurales de son cortex ou le développement de telle aire corticale (l'asian-aire peut-être ;-) est la preuve de son asianisme. Partant de là, son défaut de langue fait de lui une exception. Tout ce qui sort des statistiques est malheureusement une exception, et pire encore, une exception qui confirmerait la règle. Moi qui pensait que la grammaire et la science étaient deux entités exclusives.

En math, comme en toute science, l'exception infirme la règle. Les sciences sont dites exactes parce qu'à chaque problème il n'y a qu'une seule solution (plus ou moins vaste, plus ou moins relative, mais elle reste unique), une seule vérité. Peu importe qu'il y ait plusieurs solutions provisoires. Si une des solutions échoue après maintes et maintes expériences suivant un protocole prédéfini, elle est fausse. Et des exceptions qui confirment la règle, il y en a une foultitude concernant les théories raciales. Il en est de même pour les théories paralysantes visant la capacité d'adaptation sociale des individus handicapés physiques ou mentaux.

... à suivre.

Posté par danahm à 21:03 - Journal et pensées - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


09 mars 2009

Un bar, une chanson, une serveuse

Un corps, un son
Le métal transperce le corps
Le métal transperce le son

Une voix, un choeur
Des mots noyés dans le sang
La vie naît, s'ennuie, meurt

Un coup de plus
Une note de travers
La gorge saigne
Mais rien n'en sort

Le blue-jean moulant
Capture l'oeil
Et c'est tout.

aubar

Posté par danahm à 11:08 - Poèmes en vrac - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 mars 2009

A ceux qui cherchent un sens que la vie n'a pas

DESTINEE
                                           A Leconte de Lisle

Quel est le but de tant d'ennuis ?
Nous vivons fiévreux, haletants,
Sans jouir des fleurs au printemps,
           Du calme des nuits.

Pourquoi ces pénibles apprêts,
Ces labeurs que le doute froid
Traverse, où nous trouvons l'effroi ?
              Pour mourir après ?

Mais non. L'éternelle beauté
Est le flambeau d'attraction
Vers qui le vivant papillon
            Se trouve emporté.

Mais souvent le papillon d'or
Trouve la mort au clair flambeau,
C'est ainsi qu'en plus d'un tombeau
            La vérité dort.

Ceux qui suivent retrouvent-ils
Ces pensers éteints au berceau ?
Quel ruisseau redit du ruisseau
            Les rythmes subtils ?

Charles Cros, Le coffret de santal.

Posté par danahm à 15:57 - Impressions - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Zenzile : tremblement cinématique

En passant, une petite merveille que j'ai vu sur NolifeTV.
Harmonie et rythme, une sculpture en mouvement
Loin des clips vulgaires ou sirupeux de moraline.
A vous de voir et d'apprécier.

Posté par danahm à 07:16 - Impressions - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Zenzile-simple-lesson

Zenzile-simple-lesson
Vidéo envoyée par -Yotanka-

Simple Lesson par Zenzile Clip réalisé par olivier Dahan

Posté par danahm à 07:12 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1