04 octobre 2009
Dormir
Un Columbo en guise de distraction avant d'aller se coucher...
Le désoeuvrement selon certains ou juste une joyeuse occupation en ce qui me soncerne.
Dormir n'a jamais été ma tasse de thé. Un peu comme un oubli de soi, un évanouissement...
Dormir m'effraie... Non pas que je fasse des rêves effrayants, non, c'est stupide en un sens et pas dans d'autres (je pense à tous ceux qui ne peuvent dormir parce des réalités affreuses du passé les rattrapent). Non, dormir me place dans une quiétude trop grasse pour que je m'en plaigne. Il m'arrive souvent de rêver d'être écrasé par le plafond, mais ça, j'en ai l'habitude. Dormir m'effraie, parce que c'est une perte de conscience, un endroit où l'on ne sait plus si l'on est ou si l'on ne fait que rêver d'être.
Dans le fond, cela me rappelle la vie avec un peu plus de puissance. Dormir, pour moi, c'est comme ouvrir l'âme jusqu'à la plus profonde de ses blessure. C'est comme goûter à la vérité sans préparation. Je n'ai pas tant de maquillage en réserve pour ce genre d'évènement. Je sais qui je suis ou je le crois être, en tous les cas je n'ai pas peur de me découvrir un peu plus. Mais le moi m'indiffère et le dormir me le fait revenir à pleine force.
Certains médecins bienveillants m'ont proposé des cachets miraculeux, mais ils n'avaient pas compris le sens de ma peur. Dormir n'est rien selon eux si cela se résume à un trou noir dont on ne se souvient plus au matin. Le problème c'est que je veux me souvenir du temps où j'ai dormi. J'ai un carnet tout près à côté à la première sonnerie du réveil pour écrire ce que j'ai vécu en-deçà du réveil. J'aime rattraper ce bout de vie en dehors de la vie !
Les psychanalystes me disent que cela fait partie de la vie, que c'est la vie ! Mais comment les croire quand je ne puis le communiquer à autrui. La vie peut-elle être ce qu'on ne peut communiquer ? Etrange vie, vraiment, mais, il semble que ce soit la réalité. Pas celle de Lacan, cela va de soi, mai la réalité tout ordinaire, bien pensante, bien moralisante, bien adossée aux murs qui nous entourent.
A quoi sert de dormir, alors... Pur besoin biologique, cognitif, c'est tout. Dans le fond, je suis orgueilleux, je ne veux pas être une simple plante ordinateur, j'ai besoin d'émotion, et j'ai trop peu foi en mes émotions. J'ai l'impression que l'âme vivrait bien mieux, les yeux ouverts tout le temps. Je me trompe certainement puisque l'âme a toujours les yeux ouverts. Mais bon, je suis un pauvre primitif qui croit que quant le corps s'endort, l'âme s'endort avec lui. C'est enfantin, c'est humain...
Commentaires
Ah là n'en tient un bon,, ça raconte pas grand chose, se tate l'en dedans avec un faux air de victime merdeuse, sent le récit dépressif du gars qu'a rien à raconter mais un ego à satisfaire, bref c'est tout pourrit.
Victime de quoi ?
Merci pour ton commentaire Sonia,
Alors comme ça, tu en tiens un bon cette fois ? Cela signifie-t-il que tu étais à la chasse au "tout pourrit" ?
Tu as sans doute raison pour tout ce que tu dis, mais si je suis "merdeux", je ne suis certainement pas "victime". Pour être victime il faut un agresseur, et franchement, je n'en vois pas vraiment autour de moi. Le monde est ce qu'il est, si nous ne savons pas nous y adapter, on ne doit pas pour autant le tenir responsable de notre mal être, en tout cas pas activement.
Raconte-moi un truc puisque que je n'ai rien à raconter...
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