13 novembre 2009
Le silence de la m...
Nous nous sommes tus
parce que nous n'entendions plus
nos coeurs battre
Nous nous sommes tus
parce que la parole éteinte
est devenue nécessaire
Nous nous sommes tus
pour nous retrouver un peu
avant de nous perdre tout à fait
Nous nous sommes tus
et le souffle court
des cris
Nous nous sommes tu...és.
12 octobre 2009
Merci ami
Doucement, langoureusement, tes mots chuchotent à l'oreille de simples fragments
cassée la vitre que la fumée inonde
cassé le mur que les bras encombrent
Doucement, simplement
nos pas se rejoignent et puis se retirent
comme un acteur après l'acte
la scène suivante est à venir
Deux yeux grands ouverts
deux lèvres toujours fermés
le corps en fièvre
et le cœur apaisé
« Je ne t'aime plus mon amour
je ne t'aime plus tous les jours »
Dans les bras d'un autre
je sens ton parfum
froide reconnaissance
hier et demain
Deux yeux grands ouverts
la paresse du geste
toujours incertain
je t'aime mon amour
mais je ne t'appartiens pas
Des souvenirs chassent comme des lions
la gazelle n'est pas innocente
mais elle se donne toujours
en tremblant
Demain mon amour
l'œil ouvert cueillera le soleil.
10 octobre 2009
à l'amour qui viendra
Des grains de poussière illuminent la lumière
de simples corps chancelant aux rayons de la vie
j'écoute
tu n'es pas loin
j'écoute
rien ne sort de ton visage
calme
paisible
incertain
La lumière se tait au bord de la fenêtre
le rideau fermé la voix s'arrête
tu me pousses du coude
« vas-y, ouvre la »
je suis molle de bras
comme tu l'es de paupière
Je goûte à bout d'yeux
ton sourire toujours ouvert
je goûte à bout de cœur
ta main innocente
pourquoi ne me touches-tu pas ?
« regarde, je ne suis pas là »
30 septembre 2009
Rêve
Un petit bonhomme à côté de moi me raconte les nuages qui s'en vont et le vent toujours derrière eux qui leur dit : « allez vous-en », qui leur dit : « revenez donc ». L'herbe me chatouille le corps à travers ma robe de coton. Je suis bien, là, seule. Je l'écoute les yeux fermés et je le sens qui bat dans mon ventre. Il n'est pas très malin, sa main est maladroite, mais sa voix quand elle vient jusqu'à moi, me berce comme un chat qui ronronne. Il me dit n'importe quoi, la chimie du ciel, le violet qui me fait noire, les étoiles derrière qui tracent nos chemins. Je l'écoute simplement, mais ses mots sont muets, ils ne disent rien.
Ce n'est que les yeux ouverts, quand je sens son regard scruter mes lèvres, quand je sens qu'il écoute ma respiration pour y déceler un semblant d'attention que je l'entends vraiment, que je le vois vraiment, que je me sens moins seule. Il me dit : « écoute, écoute, écoute, écoute ». Alors je l'écoute, je l'écoute, je l'écoute, je l'écoute, et c'est à ce moment là qu'il se remet à parler, lentement, toujours lentement, si lentement que le sommeil me prend. Mes paupières tombent sur lui, je l'emporte dans mes rêves et là, ensemble, il se tait.
21 septembre 2009
aux souvenirs passés et à venir
Je suis seule au bord de l'abîme
je sens ton coeur battre tout à côté du mien
ta main lasse efface doucement mon chagrin
Je suis là au bord de l'abîme
m'entends-tu encore sur le chemin
où tes pas vagabondent incertains
Au bord de l'abîme toujours
ton coeur bat tout contre le mien
au dernier moment ta main
Serre le jour sert l'amour
même s'il n'est plus qu'un point
sur lequel repose nos deux mains
25 juillet 2009
Il était temps
Un grand pardon à l'auteur de ce blog ! J'avais promis d'y jeter quelques messages, de temps en temps, mais le temps a manqué. Mais bon, à force de te voir rôder autour des filles dans les bars, je veux mettre mon grain de sel... Tu saisis, tequila ?
Le vin palpite mes lèvres
Ma langue, mes mots
Il est là
Au bord du lit
A se demander pourquoi je ne ris pas
Je suis lasse
Mais le vin agace mes nerfs
Alors j'ouvre grand le coeur
Je ferme ma bouche
Et lui offre
Le plus doux des baisers.
